Au secondaire vaudois, votre enfant ne passe plus des « contrôles » mais des TA et des TS — deux sigles qui apparaissent dans l'agenda dès la rentrée et que beaucoup de parents découvrent sans explication. En deux mots : le TA est un petit travail qui vérifie une notion précise, le TS un travail plus important qui constitue l'essentiel de l'évaluation. Comprendre la différence aide à savoir quand s'inquiéter d'une note — et quand ne pas le faire. Voici ce que chacun mesure, et comment accompagner votre enfant.
D'abord, les notes : de 1 à 6, par demi-points
Au secondaire vaudois, les travaux sont notés de 1 à 6, avec des demi-points (3,5 ; 4 ; 4,5…). La note 4 est le seuil de suffisance : en dessous, l'objectif n'est pas atteint. 6 est la meilleure note, 1 la plus basse. Les moyennes, elles, sont établies au demi-point le plus proche en fin de semestre et d'année.
Ce système fait partie de ce qui change à l'entrée au secondaire et demande un petit temps d'adaptation : un 4,5 n'est pas une « mauvaise note », c'est une note au-dessus du seuil. Et une moyenne se construit sur plusieurs travaux — aucune note isolée ne fait l'année.
Le TS : le travail qui compte
Le travail significatif (TS) est l'évaluation principale. Il porte sur au moins un objectif d'apprentissage du Plan d'études romand, après que la notion a été enseignée — autrement dit, sur un ensemble de matière, pas sur un détail. Ce sont les TS qui constituent l'essentiel de la moyenne de votre enfant.
Vous entendrez parfois qu'un TS « compte double ». C'est une pratique d'établissement, variable d'une école et d'une discipline à l'autre — pas une règle cantonale unique. Le principe officiel est plus simple à retenir : les TS forment le cœur de la note, et les petits travaux ne peuvent pas les supplanter.
Le TA : le point d'étape
Les travaux assimilés (TA) vérifient l'acquisition de connaissances ou de techniques spécifiques : une règle de calcul, une procédure, une définition. Plus ciblés qu'un TS, ils servent surtout de point d'étape — pour l'élève comme pour l'enseignant, qui voit ainsi si une notion est en place avant d'aller plus loin.
Comment lire les notes de votre enfant
Connaître la différence change la façon d'accompagner :
- Un TA raté isolé : un signal, pas un drame. La notion était fragile à un instant donné ; on la revoit, et c'est souvent réglé.
- Un TS en dessous de 4 : à regarder de plus près. Ce n'est pas la fin du monde — il y en aura d'autres — mais c'est le moment de comprendre ce qui a manqué : la compréhension, la préparation, ou la gestion du temps le jour J.
- Plusieurs TA faibles sur la même notion : le vrai signal d'alerte. C'est une lacune ciblée qui se répare bien plus facilement tôt que tard.
Préparer un TS, concrètement
Un TS ne se prépare pas la veille. Comme il porte sur un objectif d'apprentissage et ses composantes, la bonne méthode est l'inverse de la relecture passive :
- Étaler : trois courtes séances réparties sur la semaine valent mieux qu'une longue veille au soir.
- Se tester : refaire des exercices sans le corrigé, puis vérifier — c'est l'effort de chercher qui ancre la matière.
- Cibler ses erreurs : reprendre précisément les exercices ratés en classe, pas ceux qu'on sait déjà faire.
C'est exactement la routine que nous décrivons dans notre article sur le démarrage de l'année : régulière, active, ciblée.
Arriver préparé le jour du TS
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